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Histoire
et patrimoine
Lieuran Cabrières, commune comprenant 2 bourgades : Lieuran et Mas de Roujou et un lieu-dit : Belle-Fontaine. Canton de Montagnac Arrondissement de Béziers Communauté de Communes du Clermontais 287 habitants en 2011; (263 en 2009; 245 en 2006 et 198 en 1998)oir le recensement de 2006 613 hectares altitude moyenne 112 m Habitants : les lieuranais (surnommés en occitan « los manjan cagaraulas » , les mangeurs d’escargots ) ![]() Cette commune viticole se situe dans l’aire de la Clairette : sur la rive droite de la moyenne vallée de l’Hérault, à l’extrémité des avant monts de la Montagne Noire orientale, au contact d’une plaine alluviale (mer du miocène, -20 millions d’années) dominée par d’anciens volcans du quaternaire (-2 à 1.5 millions d’années. Voir plus bas l'étude géologique). Le terroir de LIEURAN a été occupé depuis la très haute Antiquité : présence de l’Homme attestée dès le Néolithique, mais surtout à l’époque gallo-romaine autour de domaines agricoles situés le long d’une voie probablement d’origine antique. C’est à cette époque qu’il acquiert son identité. LIEURAN, toponyme formé de la racine latine LIBER : ancienne divinité italique assimilée à Bacchus (dieu de la vigne et du vin). Au Moyen-âge, son appartenance à la Seigneurie de Cabrières lui a valu de prendre le nom de LIEURAN-CABRIERES. A partir du XIII° siècle après la Croisade albigeoise, il est rattaché au domaine royal du Comté de Pézenas jusqu’à la Révolution. Une majestueuse allée de platanes plantés au milieu du XIX° siècle accueille le visiteur. La ronde des murs de façade souligne le tracé d’une ancienne muraille d’où se détache la silhouette d’une tour- pigeonnier (XVI° siècle). Pour une visite : Partir du Barrié (= faubourg) et suivre le plan du « circuit découverte » placé dans la cour du Foyer Rural à l’entrée du village. Le promeneur curieux pourra découvrir : l’église actuelle dédiée à St Martin reconstruite par les habitants au XVII° siècle avec son retable baroque en bois polychrome (fin XVII° siècle) - sa toile peinte commémorative des morts de la Grande guerre (1923 – J. Vié) , deux œuvres inscrites au titre des Monuments Historiques (2005) – et son clocher élevé en 1863. La population vit au rythme du seul carillon d’heures mécanique à 5 cloches (1932) en activité dans notre département. Le cœur du village garde encore son authenticité et son caractère rural avec ses calades, ses petites terrasses sur voûte, son porche, sa petite place ou plan ; sans oublier ses jardins familiaux aux murets en pierre sèche et ses anciens lavoirs. Une seule rue centrale conduit au point culminant où s’élèvent sur le roc, les vestiges de la base d’une tour massive (XII°-XIII° siècle) possession de la commanderie des Hospitaliers de Nébian puis de Béziers jusqu’à la Révolution. Vendue comme bien national, elle est transformée en distillerie puis en bâtiment agricole. Aux confins Nord/Ouest de la commune se dressent les ruines de l’église préromane de St Gély d’Arques (X° siècle ?). Au XIII° siècle les Hospitaliers de Nébian y établirent une grange. ![]() LA VALLEE ET LE HAMEAU DU MAS DE ROUJOU : à 2
kilomètres
Prendre la RD 128 E8 direction Villeneuvette. Entre Lieuran et le Mas
de Roujou, sur le mamelon dit de Saint Beauzille, une croix champêtre
signale l’emplacement de l’église mère primitive appelée St Baudile de
Furchis dédiée à St Baudile (martyr de Nîmes) patron de la paroisse
(mentionnée en 971).
Trop isolée, plusieurs fois ruinée, elle est abandonnée au profit de
l’église St Martin, située dans le bourg qui deviendra le nouveau siège
paroissial au XVIII° siècle.
Le hameau du Mas de Roujou s’est formé sur la rive droite de la Dourbie
au XV° siècle par le regroupement d’un habitat dispersé autour d’un
moulin déjà mentionné au XII° siècle et des possessions d’une famille
Rouch qui lui a donné son nom.
La verdoyante vallée de la Dourbie (du gaulois Dubro = eau courante),
modeste affluent de l’Hérault né dans le cirque de Mourèze, dominée par
les falaises calcaires du Roc du Cayla est l’une des plus pittoresques
du cœur d’Hérault. Elle inspira nombre de poètes et de philosophes
locaux autour de Val Ombreuse et de Bellefontaine. La qualité des ses
eaux, l’exceptionnelle régularité de son débit a favorisé
l’établissement de moulins bladiers et à foulons liés à l’activité
drapière du Clermontais, proche de Villeneuvette.
On peut voir : la chapelle dédiée à ND de la Salette élevée en 1855
mais remaniée en 1905 après un incendie et l’élégante fontaine érigée
en 1898.
D’agréables promenades pédestres et circuits VTT (n°4 et 17) balisés
offrent de nombreuses possibilités pour découvrir les richesses
naturelles et les charmes de notre commune dans le respect de
l’environnement et des propriétés privées.
Dans la vallée de la Dourbie, un nouveau pôle d'habitat s'est dévellopé au lieu dit belle-Fontaine.
Il est inatallé sur le site de l'ancien village médieval de La Beaum, appelé plus tard Mas de Marou et abandonné définitivement à la fin du XVI éme siècle au profit du Mas de Roujou. Cependant , l'occupation humaine s'est maintenue grâce à la vocation industrielle du lieu. On peut voir encore au bord de la RD 128 les ruines d'un ancien moulin à blé et à foulon. En 1836, Emery Ronzier Joly établit à proximité "l'Atelier", filature alimentée par les eaux de la souce de Vallombreuse. Mais c'est avec l'arrivée du groupe de négociants clermontais Roger-Crémieux-Delpon, acquéreur du moulin Derrieu en 1851 et de l'Atelier en 1852, que naît Belle-Fontaine, nom donné à leur nouveau domaine. L'activité drapière sur la commune connaît alors son apogée. Elle disparaît avec la crise des années 1870. Ces lieux sont aujourd'hui propriétés privées. P. J Bernard Journées du patrimoine 2008 : histoire de l'horloge de Lieuran Les livrets du Clermontais réalisé par la Communauté de Communes : Toile commémorative de la guerre 1914-1918 Oeuvre de Joseph Vié Pour toute publication, fiche, site,… respecter les textes (dossier CCC déposé en Mairie) et/ou les éléments complémentaires ci-dessus. Résultats des recherches personnelles effectuées et réactualisées par Régine et Pierre-Joan Bernard avec le concours ponctuel de Laurent Schneider. Cliquez ici pour ouvrir le dossier de géologie en lien, réalisé par Charles Fadat : document extrait de "Mémoire d'eau", groupe mémoire, Aspiran, 2002. Découvrez la
plaquette de description du village, avec quelques
topos de
randonnée
ici.
Voir aussi les liens suivants : http://www.lacdusalagou.com le e-portail du pays d'Hérault. site officiel de comité
départemental de tourisme.Découvrez le sentier de randonnée au départ de Lieuran-Cabrières en cours de construction.N'hésitez pas à nous faire parvenir vos suggestions, fiches de randonnée, de VTT, etc ! |